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INFOCIVICA - IDENTITE ET DIVERSITE DE L'EUROPE - Séminaire d'approfondissement rapport n. 1. La transformation de la société, la demande et la mission des services publics dans la société de l'information et de la connaissance
Prix Italia Turin– 21 septembre 2010

LE CADRE EUROPÉEN - CONFÉDÉRATION SUISSE (abstract)

Giuseppe Richeri

Institut des Médias et du Journalisme, Université de Lugano

Synthèse en temps réel:

Le Prof. Giuseppe Richeri a rappelé que la cohésion sociale nationale est d'évidence un objectif de premier plan du diffuseur public et aujourd'hui toujours plus difficile à tenir et renforcer sous les poussées du localismes et de l'internationalisation présentes dans de nombreux pays européens qui se sur-ajoutent, à la croissante diversification sociale et culturelle.
Penser aujourd'hui une programmation télévisuelle publique sur des canaux plus nombreux, élargie par l'offre internet en mesure d'être le vecteurs de valeurs, expériences, pouvant définir des éléments identitaires communs, requiert de repenser en profondeur le service public. Pour cela, le service public se doit aussi de reconquérir des publics qu'il a perdus. Tâche ardue sauf à reconnaître que ce public perdu l'est définitivement. Mais, par-dessus tout Richeri rappelle que le service public doit obligatoirement renoncer à toute logique de concurrence avec le secteur privé, ce qui implique une réforme de son financement par la publicité. Pour lka première fois nous disposons d'outils d'estimation et de validation de l'opinion public et de ses choix, par exemple à propos des télévisions publiques et privées.  Les récentes lois ont mis l'accent sur les nouveaux médias. Ceux-ci doivent être en cohérence avec la programmation radiotélévisuelle avec la subséquente interdiction d'activités commerciales sur les sites publics.

Synthèse continue en temps réel

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Synthèsè Plan suivi par le Prof. Giuseppe Richeri dans son intervention.

Télévision publique : pour la cohésion de tous ou de quelques -uns ? Lancer le débat

La cohésion sociale nationale est naturellement un objectif de toute première importance pour le diffuseur public. Mais cela paraît constamment chaque jour plus difficile à maintenir et renforcer sous les coups de boutoir des « localismes » et de l'internationalisation qui agrège des pays toujours plus nombreux, particulièrement en Europe ainsi que face à une diversification sociale et culturelle qui va s'accentuant. Historiquement, les médias, comme l'école furent des piliers principaux de la cohésion sociale. Les premières décennies de la télévision publique italienne en sont un éclatant exemple. La fin de son monopole a indubitablement affaibli cette fonction et les transformations successives du scenario médiatique ont été à l'origine de la multiplicité et de la fragmentation de l'offre et ce processus se poursuit. Cela s'est produit en conjonction de la démultiplication des publics dans leurs caractères, leurs désirs et leurs goûts toujours plus différents. Le dessein de recourir encore à cette télévision publique pour favoriser le cohésion sociale est toujours légitime mais il s'agit-là d'un objectif très difficile à proroger en général et d'en décliner les les détails opératoires plus précisément eu égard à la volatilité des téléspectateurs, l'éventail des genres télévisuels, la concurrence entre les chaînes et les spécificité de cette industrie et du marché des contenus. Est-il encore possible de concevoir une télévision publique déclinée sur plusieurs canaux, déployant ses offres par le biais d'Internet, en mesure de véhiculer des valeurs, des pratiques, de proposer des rendez-vous visant à créer des éléments d'une identité collective qui serait partagée sur une large échelle ? Peut-être ! Cependant, je crois que ceci réclame, partout en Europe, de repenser le service public, son organisation et ses modes de financement.

Je crois de plus que le développement du système médiatique se fait dans une direction défavorable à notre objectif.
Déjà aujourd'hui, la consommation télévisuelle publique n'est plus que marginale pour une certaine part de la société qui est en mesure de trouver ce qu'elle recherche ailleurs (TV à péage, Médias à la demande-Vod, Internet). Peut-on envisager une offre télévisée publique (cohérente) à destination de ces catégories sans avoir pour effet de perdre les autres
En outre, le passage à la télévision numérique induit une accélération de la fragmentation de la consommation en matière de programmation généraliste (à moins que les programmes ne soient frappés d'insuccès). Fragmentation favorisée par l'irruption d'Internet dans la majorité des logements et des progrès en matière de facilité d'accès à ses services. Ce qui se construit sous nos yeux rend évident la croissance d'un public, déjà large, qui recourt à l'offre télévisuelle publique de façon sporadique, occasionnelle et même marginale pour peu que ses intérêts, ses désirs et besoins puisse trouver satisfaction ailleurs.

Face à cette situation, comment la télévision publique peut-elle poursuivre son effort visant à la cohésion sociale ? Schématiquement, deux possibilités s'offrent à elle. Soit chercher à réaménager son offre propre pour continuer et récupérer également le public qui aujourd'hui lui tourne le dos, mais cela signifie non seulement de renouveler l'offre mais aussi d'adopter dans ses protocoles les nouvelles et nombreuses modalités d'offre (spécialisée, à-la-demande, interactive) et ce, sur les différentes plateformes pour croiser plus facilement ces publics.
Soit admettre que ce public disparu (toujours plus nombreux) est irrécupérable et , de toute façon, n'est plus en aucune manière un enjeu et reconnaître qu'il faut consacrer ses efforts en direction de cet autre public qui, lui, pour diverses raisons (culturelles, économiques ou techniques), trouve encore dans la télévision publique matière la plus apte à satisfaire (en totalité ou en partie) ses besoins télévisuels.
En note à ces prolégomènes je souhaiterais ajouter que dans la recherche de cet objectif d'intérêt collectif, la télévision publique doit absolument s'extraire de toute logique de compétition avec les opérateurs privés, ce qui, bien-sûr, impliquera une révision de son financement par la publicité.

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Voir aussi:

2009 CONFÉRENCE INFOCIVICA Turin, Rai - Prix Italia
EST-IL POSSIBLE DE CONSTRUIRE UNE TÉLÉVISION PUBLIQUE EUROPÉENNE ?
Problèmes et perspectives à l'issue du Traité de Lisbonne

Multimedia Audio 2009 CONFÉRENCE INFOCIVICA